Bilan Mai – Juin 2020

Bien! Hier, je me suis dit qu’il était peut-être temps de dépoussiérer un peu par ici… J’étais bien partie sur ma lancée au mois d’avril et début mai, puis le « dé-confinement » a changé mes plans… J’ai dû me concentrer sur la reprise en présentiel de mon travail. J’ai tout simplement oublié mon blog. OU.BLI.É. Une semaine après le 11 mai, quand je ressortait un peu la tête de l’eau, réalisai-je que ce petit endroit qui me fait tant de bien avait totalement disparu de mon quotidien. D’un seul coup. Encore aujourd’hui, je me demande bien ce qu’il s’est passé.
En fait, il s’est passé exactement la même chose que dans la plupart des entreprises en France, dans le monde. Après deux mois d’activité au ralentis (ou pas, pour certains !), forcément, on a subit une sorte de pression destinée à rattraper ce temps « perdu ». Je me suis donc prise au jeu de la « reprise », au détriment de ce qui me fait du bien. Et le pire, c’est que j’ai mis de l’énergie dans un travail qui finalement n’aboutira pas. Bon. Ça peut faire penser à du gâchis. Mais c’est la vie, il faut rebondir. Il y a toujours pire que soi.
L’essentiel, c’est que ce genre d’expériences inédites, y’a pas à dire, ça fait grandir. J’ai pris énormément de recul et ait réalisé tant de choses sur moi, sur ce dont j’ai besoin, ce dont je suis capable, et ce que je peux supporter. En écoutant les discussions autour de moi, j’entends que je ne suis pas la seule à ressentir cette grosse remise en question. Le fait est qu’aucun d’entre nous n’était préparé à se retrouver face à soi-même. Enfermé avec les choses que nous mettions de côté depuis trop longtemps. Et parmi ces choses, il y a notre bien-être. Aujourd’hui je n’ai plus peur d’avouer que cette entreprise, dans laquelle je me battais pour rester, n’est finalement pas faite pour moi. Et je ne souhaite pas voir cela comme un échec. Aucun départ n’est un échec si c’est pour trouver mieux ailleurs.
Alors oui, l’incertitude de l’avenir me donne mal au ventre. Oui, ce n’est peut-être pas une excellente idée de quitter son taffe au moment où des entreprises qui avaient l’air solides, déposent le bilan et licencient leurs centaines de salariés. Oui, je prends des risques. Et ça fait peur. Mais je ne veux pas être le genre de personne qui reste quelque part « parce qu’il faut bien travailler », même si ça ne lui convient pas. Non. Je ne perds pas espoir, je trouverai l’environnement salarial (ou non) qui me fait croquer la vie à pleine dents. J’ai confiance. Je me priorise et me prioriserait toujours. C’est comme ça, voilà.