Un an après le diplôme : 5 choses que j’ai apprises

1. Je n’avais aucune idée du niveau de compétences que j’avais acquis

Quand on vient de passer un diplôme, on est souvent un peu perdu à cause de la grande quantité d’informations que l’on a emmagasinées, et par le rythme assez intense des études. On a du mal à se sentir prêt pour le monde de l’entreprise, de l’indépendance, la vie d’adulte. On a même parfois l’impression de n’avoir rien appris du tout et que notre niveau est si bas par rapport à ces futurs collègues que nous côtoierons ! Mais il faut se faire confiance et comprendre que toutes ces choses que l’on a apprises sont des bases solides sur lesquelles s’appuyer à l’avenir.
Quand je suis arrivée dans mon premier boulot après le diplôme, j’avais cette sensation d’être « la petite nouvelle » qui ne comprends pas trop où elle débarque ni à quoi elle va bien pouvoir servir. Et puis je me suis vite trouvée happée par le quotidien de l’entreprise où chaque salarié fait partie d’un rouage dont le mouvement incessant est indispensable à son fonctionnement. J’ai pu apporter des connaissances aux personnes déjà présentes avant moi qui n’avaient pas forcément fait la même formation, et proposer de nouvelles idées et améliorations auxquelles elles n’auraient pas forcément pensé.

2. Le premier job est déterminant mais pas définitif

Ce n’est pas grave de se tromper. Ce n’est pas grave de ne pas tomber tout de suite sur un environnement qui nous correspond. Ce n’est pas grave non plus de rêver d’un job idéal et de réaliser finalement que ce n’est pas fait pour soi. L’important, c’est de le comprendre suffisamment tôt avant de se faire trop de mal, et de se donner les moyens pour s’en aller et chercher mieux ailleurs.
J’ai tenu un an dans une entreprise où j’étais très malheureuse. Où plus le temps passait et plus je doutais de ce dont j’étais capable, parce que je n’utilisais finalement pas ce que j’avais appris auparavant et où je me sentais bien plus rabaissée que respectée. Il s’est passé quelques temps entre ma décision de partir et mon départ effectif et ce ne fut pas facile de l’assumer. Faire un entretien d’embauche quand on ne croit pas en soi, c’est dur. Mais le fait d’aller voir ailleurs comment les autres fonctionnent m’a permis d’avoir des éléments de comparaison, de réaliser enfin que ce premier job n’était pas l’unique job possible, et que j’étais libre de ne pas choisir cette carrière ni cet avenir.

3. Savoir prendre du recul et se poser les bonnes questions

Cet environnement m’apporte-t-il de la joie ? Suis-je suffisamment motivé pour m’investir dans cet environnement ? Me sens-je utile pour la société, pour les autres ? Suis-je suffisamment récompensé pour mes efforts ? La marge de manœuvre dont je dispose est-elle suffisante ? La personne que je suis en train de devenir se rapproche-t-elle de la personne idéale que je souhaite devenir ?
Si vous répondez oui à au moins 3 sur 5 de ces questions, alors vous êtes sur la bonne voie.

4. Je croyais avoir fini d’apprendre (pas du tout)

La pratique vaut mille fois mieux que la théorie. Avec mon diplôme en poche, j’en avais certes fini avec les fiches de révision et les exercices d’application théorique, mais je n’avais aucune idée du fait que l’apprentissage de mon métier n’avait pas réellement commencé. J’ai bien plus appris en un an de salariat qu’en deux ans de BTS en alternance. Et pourtant les alternants savent comme ce cursus est déjà suffisamment riche en expériences! Mais en entreprise, on est sans cesse mis en relation avec d’autres personnes dont le parcours n’a absolument rien à voir avec le notre. Au-delà des nouvelles connaissances pratiques obtenues grâce aux tâches quotidiennes, j’ai énormément muri en échangeant avec ces personnes dont le point de vue, les valeurs, les objectifs et les ambitions étaient totalement différents des miens, alors que nous faisions tous les jours exactement la même chose.

5. Oser demander de l’aide

Celui qui pose une question paraît stupide une minute, celui qui ne pose pas de question sera stupide toute sa vie. Cette phrase est très importante. Il ne faut pas avoir peur de ne pas savoir. Il ne faut pas avoir peur de ne jamais avoir fait une tâche ou vécu un événement. Demandez de l’aide une fois et vous n’en aurez plus besoin ensuite, c’est aussi simple que ça. Aussi, vous pourrez aider quelqu’un d’autre à votre tour et c’est cet enchainement d’échanges et de partages qui enrichiront l’expérience professionnelle.

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N’hésitez pas à partager votre expérience vous aussi, l’idée que vous vous faisiez du monde du travail en tant qu’étudiant.e était-elle proche de la réalité ? Avez-vous tout de suite trouvé le métier de vos rêves après vos études ?
J’espère que cet article vous a plut,

Adeline

11 commentaires sur « Un an après le diplôme : 5 choses que j’ai apprises »

  1. Bonjour, merci pour cet article.

    Il est instructif à plusieurs niveaux : pour les jeunes diplômés qui peuvent effectivement se sentir un peu perdus une fois « lâchés » dans le monde tout nouveau du travail, mais aussi pour ceux qui y sont depuis longtemps et oublient qu’ils ont été dans cette situation un jour.
    L’école nous apporte la théorie, certes, mais la pratique est tellement différente et les codes changent d’une structure à une autre.

    Le travail, c’est aussi des rencontres. Belles et moins belles. J’ai pour ma part eu la chance de travailler en binôme avec quelqu’un de formidable qui m’a beaucoup appris et m’a fait grandir professionnellement.

    Alors à vous, et tous les jeunes qui arrivent sur le marché du travail je peux du haut de mes 18 ans de vie professionnelle vous assurer une chose : au travail, on apprend tous les jours. Et c’est le jour où vous vous apercevrez que vous n’apprenez plus rien qu’il faudra vous repositionner.
    Au travail, on doit y aller avec envie et plaisir. Et c’est le jour où vous vous apercevrez que l’envie et le plaisir ne sont plus là qu’il faudra réagir.
    Vous pourrez trouver de l’aide mais personne ne le fera à votre place.

    Je suis d’accord à 100% avec vous sur le fait que le premier job soit déterminant mais pas définitif. Il est indispensable de s’accorder un droit à l’erreur en prenant en compte que l’entreprise a peut-être fait aussi une erreur en vous recrutant. A vouloir pourvoir un poste à tout prix, on a tôt fait de faire l’impasse sur des aspects pourtant essentiels (adéquation compétences/missions confiées, valeurs partagées, parcours d’intégration…). Et puis le CDI à vie dans la même entreprise, ça n’existe plus et heureusement !

    Belle journée 🙂

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